Aujourd'hui une page entière est consacrée dans les DNA aux stations de ski de la Vallée en difficultés, victimes des aléas climatiques.

La raréfaction de la neige, surtout pour les gens de ma génération, ne devrait pourtant pas être une surprise. Dans les années 1960, il arrivait, fréquemment que les rues de MUNSTER étaient recouvertes de 50 cm de neige. Nous lugions alors au DUBACH et skiions sur la "SCHIEFF" qui abrite aujourd'hui le lotissement du Solberg. Le ski scolaire était en pleine vogue, principalement au Schnepfenried avec nos moniteurs : André SCHUBNEL, Willy DELFAURO ou encore Pierre BOSSERT. Quelquefois, il arrivait que nos moniteurs nous faisaient descendre du SCHNEPF jusqu'à SONDERNACH à skis, en fin d'après midi, pour rentrer à la maison. L'enneigment le permettait alors !

Depuis cette époque, l'enneigement du massif n'a cessé de diminuer, d'année en année, avec il est vrai quelques interruptions ponctuelles dans le processus de détérioration.

Alors pourquoi avoir investi, si je m'en réfère à l'article du journal 900 000 € au GASCHNEY ces dix dernières années  ? Et pourquoi continuer à investir au Tanet, ou récemment ont été réalisés d'importants travaux de terrassement, ainsi que le remplacement du pylône d'arrivée du téléski, à renfort d'hélicoptère ?

Faut-il également rappeler, que Monsieur REMY, exploitant du domaine skiable LA BRESSE/CHITELET/HOHNECK avait en son temps proposé aux élus de la Vallée de relier la Vallée de MUNSTER aux pistes de ski de LA BRESSE, par l'intermédiaire d'un téléphérique au départ de MITTLACH. En dehors de l'accord des élus qu'il sollicitait alors, il ne réclamait semble t-il aucun financement pour réaliser cet investissement qui aurait permis de proposer aux habitants de la Vallée, et au delà de COLMAR et environs, un accès facile à un très beau domaine skiable, équipé en canons à neige.

Sans trop m'avancer REMY LOISIRS aurait certainement prévu d'installer des capacités d'hébergement à MITTLACH, ce qui aurait été tout bénéfice pour le développement économique de la Vallée, qui rappelons le quand même, a besoin de l'industrie touristique pour vivre, suite au déclin de l'industrie textile traditionnelle. Mais voilà, les élus de la Vallée avaient décliné l'offre !

Ainsi l'argent du contribuable continue a être dépensé en pure perte, en l'absence d'une vision globale et d'un schéma d'aménagement touristique élaboré par les élus et l'ensemble des forces vives de la Vallée. Oui, mais, obtenir un consensus entre les élus de la Vallée n'est pas une mince affaire. Vous savez, l'esprit de clocher ! Le monde bouge à vitesse grand V, mais nous, nous continuons à ronronner ! 

La démolition du Centre de cure, la maison du Fromage, la fermeture  unilatérale du terrain de moto cross d'Eschbach, etc.... sont autant d'illustrations d'une forme d'incohérence dans les orientations de développement économique et touristique de la Vallée, prises par nos élus locaux. Il y en a d'autres !

C'est bien dommage, pour l'ensemble de la population. Quand aux investisseurs privés courageux qui ont tenté, sur leurs deniers personnels, de faire revivre le GASCHNEY et le TANET, dont nous sommes évidemment tous nostalgiques, il ne leur reste que les yeux pour pleurer. Le pari était certes osé,vu le problème récurrent de l'enneigement insuffisant, et en l'absence  d'un consensus global de développement de la Vallée. Merci à eux d'avoir essayé.

Ils ont certes obtenu un soutien financier de la part de la collectivité publique qui leur a délégué le service public de l'exploitation des remontées mécaniques. Mais selon que l'on soit privé, ou public, le risque financier personnel ne pèse pas le même poids.

Jean Paul OSTERMANN

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